Taquiner la muse, alors que la main, dans un bel élan, restitue des sensations plurielles et profondes, où l'ombre d'Issikhem est omniprésente.
Qu’il est beau ce ménage de la poésie de la peinture où l'art devient pluralité!
El Hassan
Beaucoup de talent et de sensibilité que la poésie révele autant que la peinture.
A.Harkat
En regardent les tableaux de Guita, on a l’impression qu’une lumiére forte cherche à s’y frayer un chemin et qu’elle arrive parfois à le faire!
On a l’impression d’un soleil éclaté et voilé qui nous éclabousse et nous renvoie l'image d’un monde destructuré, d’un monde amer que Guita, essaye, malgré tout, de reconstruire.
H.A
Artiste chez lequel le charme se méle à une sensibilité fine et profonde.
B.Z errouki
Trés heureux de découvrir cette sensibilité exceptionnelle et cette gamme trés subtile de couleurs.
B. Belounis
Fortement imprégné des tendances de la peinture contemporaine et de son évolution , il n’a cessé , depuis , de réfléchir et de poursuivre des travaux de recherche personnelle, aboutissant progressivement à une forme d’expression picturale qui se veut de plus en plus originale , de plus en plus dépouillé. Parfaitement conscient de l’influence que n’ont pas manqué d’exercer sur lui des peintures d’envergure , allant de Klee et Kokosch ka jusqu’a Issiakhem , Khadda ou Benanteur , il ne cesse de prôner , sur la base des enseignements qu’il a pu tirer de ces maîtres et sous la filiation desquels on le place , un message qui , de jour en jour interpelle davantage.
Les lignes et les couleurs constituent, pour Guita comme pour de nombreux peintres algériens , un alphabet dont seul l’artiste détient la clé. Guita raconte une histoire, son histoire d’homme et de poète et il ne sent pas l’utilité du figuratif, de la forme achevée, à tel point que si quelque chose émerge, on a l’impression que c’est une erreur ou un hasard, que la rencontre de certains traits est faite ou – défaite –pour effacer ou maquiller et qu’enfin les lieux, les choses ou les formes humaines donnés à voir ou seulement suggérées relèvent d’une dans intérieure, d’une mer ancienne, d’une mémoire esquissée. A certains moments, on a l’impression que la valse du pinceau est beaucoup plus un piège, qu’une piste, que la désastre et que le mirage n’est pas loin du miracle. C’est le terrible jeu - pas du tout paradoxal - non pas du poème et de la palette, mais de l’existence humaine dans ce qu’elle a d’audacieux et de servile, de figé et de mouvant, un jeu que Moncef Guita restitue au regard et bien au-delà du regard.
Article publié dans La Tribune du 29-30/5/1998.
GUITA Moncef - Peintre et poéte